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mardi, 9 février 2016

BazzoMAG #6: la célébrité

Mais la célébrité au fond, c'est avant tout l'amour! Celui d'un(e) fan pour sa vedette préférée, la passion dévorante du public pour des icônes, qu'elles soient instannées ou non. On est donc pas si loin du thème de prédilection de ce frisquet mois de l'année. 

Il n'y a qu'à voir les réseaux sociaux s'enflammer pour Beyonce et sa fameuse prestation au 50e SuperBowl ou encore l'effervescence autour du procès Gomeshi. Bien que très différents, les deux sujets sont «trending». Même les articles qui analysent la rupture entre Marie-Mai et Fred St-Gelais (et le droit ou non au public de connaître les détails) se partagent encore. La vedette en fait couler de l'encre. Et des larmes, parfois. Parce que, magnifiée et adulée, la star fait craquer les gens, même au point de déraper complètement. Dans notre dossier spécial, le journaliste Jean-Philippe Cipriani se penche justement sur ces fans invétérés qui deviennent carrément fanatiques voire dangereux. 

«Le 12 septembre 1996, Ricardo Lopez poste une lettre piégée à l’acide sulfurique à l’intention de Bjork. Il a développé au cours des années une véritable obsession pour la chanteuse islandaise. La relation de son idole avec un musicien britannique a éveillé en lui une jalousie dévorante. Revenu chez lui, Lopez se rase les cheveux avant de se peindre le visage en rouge. Il inscrit « The best of me » sur une affiche qu’il place derrière lui. Puis, il démarre sa caméra vidéo pour une dernière fois. Sur une chanson de Bjork, Lopez saisit un pistolet et prononce les mots « c’est pour toi », tout en regardant l’objectif. Il prend alors une grande respiration avant de mettre le canon de l’arme dans sa bouche. Il s’effondre hors du champ de la caméra. Le cas de Lopez demeure l’un des plus troublants de fans qui dérapent. Non seulement désirait-il détruire l’objet de son obsession, mais il voulait aussi l’accompagner dans la mort. Tout en souhaitant en faire un spectacle.»

Bref, le vedettariat n'a pas que des bons côtés. C'est aussi ce que nous raconte Charles Lafortune, alors qu'il a généreusement fait un petit détour dans les bureaux du BazzoMAG pour venir jaser avec Marie-France de sa relation avec la célébrité. Un rapport qu'il qualifie de «villageois». 

«C’est comme si à chaque fois, j’allais au magasin général. Que je sois à Chicoutimi, que je sois à Rivière-du-Loup, que je me promène et que je rentre quelque part,  j’ai un regard sur moi qui est un regard de celui qu’on connaît. J’ai recommencé à être comédien, mais les gens me connaissent surtout comme un animateur. Un animateur, c’est différent d’un acteur. Mon rapport avec la célébrité, c’est un rapport où les gens ont toujours une impression de me connaître. Une impression du voisin, du beau-frère, de l’ami qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Si on est ensemble, si on va voir un match du Canadien au Centre Bell, les gens, ils vont me toucher physiquement.» - Charles Lafortune 

Intense.

Y'a aussi Véronique Cloutier qui nous confirme qu'elle aurait bien envie de lancer un bon «Ta yeule» de temps à autres (oui oui!). On décortique le phénomène des vedettes du web, on analyse aussi le marketing des vedettes. Vous savez, comme quand un Charles Tisseyre, dans un génial coup de pub de la boîte Dentsubos, nous parle de cancer testiculaire à l'aide de mignonnes gerboises? C'est cela. On revisite les concours de chant télévisés (avouez que vous avez déjà fredonné «Tu es ma star d'un soir»), et Maxime-Olivier Moutier analyse notre comportement face aux vedettes et nous ramène sur le plancer des vaches parce que... ben oui, tout le monde fait caca. 

On sort également de la célébrité pour discuter de non-maternité avec Geneviève St-Germain, de chocolat éthique avec Francine Rodier, spécialiste en marketing alimentaire et en consommation responsable, de frenglish à Lourmarin et d'une géniale initiative d'économie sociale à Alma. Mathieu St-Onge se fait poétique dans son Actuanimée qui montre un aspect plus sombre de la célébrité. Sans oublier les mots dits fatigants qui nous agacent les oreilles et que Marie-France décortique pour nous, les trois essais incontournables qu'on a déniché, et notre Pop Machine qui, cette fois, vous propose de découvrir trois animaux superstars. Un chat, un chien et une truie qui, à eux seuls, sont presque aussi connus que les Kardashian. Eh oui. 

N'oubliez surtout pas de visiter notre section«Toute est dans toute», sorte de condensé de notre magazine qui vous propose d'aller plus loin dans nos sujets. On vous a déniché du beau stock! 

Bref, dès minuit, vous savez quoi faire. Et non, on ne parle pas de dormir (dormir? on connait pas ça nous), mais plutôt télécharger cet excellent BazzoMAG qu'on vous a concocté avec beaucoup de passion et, oui, d'amour. Quétaine de même. (Hey, on a le droit, c'est la Saint-Valentin.)

;) 

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